Connaissez-vous le "quiet quitting" ?

, par  UNSA BPCE

Le quiet quitting, en français "démission silencieuse" est une tendance qui se développe aujourd’hui à grande vitesse. Si le phénomène n’est sans doute pas nouveau, il a trouvé son nom sur le réseau social Tik Tok, grâce à Hunter Kaimi, un jeune homme refusant de sacrifier son temps et son énergie pour un travail au management déshumanisant, pour un salaire dérisoire. Depuis, beaucoup ont décidé de suivre son exemple.

De quoi s’agit-il ? De faire son travail de manière à conserver son emploi, mais en faisant le strict minimum.

Après tout, le minimum, n’est-ce pas ce que fait l’employeur avec sa politique de rémunération ?

Salaire stagnant pendant plusieurs année, primes maigrichonnes, refus de promotion, sentiment de n’être pas reconnu à sa juste valeur, constat que les efforts ne paient pas... tels sont, souvent, les éléments déclencheurs de cette démission silencieuse, qui s’apparente aussi à une forme de grève partielle qui ne dit pas son nom.

Il peut s’agir aussi, parfois, d’une choix de vie destiné à donner une part plus grande à sa vie privée... ou d’un moyen, parfois, de préserver sa santé mentale face à la pression exercée par l’entreprise pour que le salariés fournisse toujours plus de travail... pour une rémunération identique !

Comment pratiquer le quiet quitting ?

L’idée générale, c’est de lever le pied. Mais cela peut prendre plusieurs formes.

Arriver plus tard, partir plus tôt, au risque d’entendre le fameux "tu prends ton après-midi ?"... Mais rassurez-vous, celui qui fait cette plaisanterie s’en fatiguera très vite de lui-même si vous persistez dans votre attitude !

Ne plus emporter de travail chez vous, le soir ou le week end (ce qui se traduit aujourd’hui par la déconnexion informatique et téléphonique). Il vous faudra vous faire un peu violence au début, afin de ne pas lire vos mails, de ne pas répondre aux appels... Mais vous verrez, ensuite, à quel point cette déconnexion peut être agréable !

Evidemment, si un de vos collègues quitte son poste (ou l’entreprise) pour une raison ou une autre, pas question pour vous de reprendre une partie de ses tâches !

De la même manière, si une nouvelle mission (ou une mission dont personne d’autre ne veut...) se présente, vous ne serez pas du tout volontaire pour la prendre en charge... voire vous déclinerez gentiment mais fermement la proposition qu’on vous fera.

Manque d’ambition ? Paresse ? Pas du tout, plutôt un juste retour des choses (même si évidemment, certains vont tenter de vous culpabiliser !).
Après tout, quel mal y a-t-il à faire exactement ce qui figure dans sa fiche de poste et ce pour quoi on est payé ? N’est-ce pas cela, l’exécution normale du contrat de travail ?

Evidemment, il ne faudra pas vous attendre ensuite à une augmentation ou une promotion... mais si vous décidez de pratiquer le quiet quitting, c’est précisément parce vous n’en aviez pas avant non plus ! Et quitte à ne rien avoir, autant éviter de s’épuiser inutilement, non ?

Si vous vous êtes reconnu(e) dans l’une ou l’autre des situations décrites dans cet article, peut-être est-il temps pour vous de vous poser les bonnes questions... surtout si l’employeur persiste à vouloir vous faire perdre du pouvoir d’achat !

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